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Konrad G. Burgfeuer

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KGBBébé Poulpe
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Date d'inscription : 15/06/2015


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MessageSujet: Konrad G. Burgfeuer Lun 15 Juin - 7:40




Konrad Gedeon Burfeuer
« Tomber est permis, se relever est ordonné. »



who i am

Bonjour! Je m'appelle Konrad Gedeon Burgfeuer mais mes amis me surnomment KGB. Je suis né à Munich le 18 août 1988 et de ce fait j'ai donc 27 ans. Côté coeur, je suis célibataire, sachant que mon orientation sexuelle est hétérosexuelle. Je suis un personne fière, orgueilleuse, parfois distante et critique; mais aussi anti-conformiste, active, courageuse et loyale.


this is my story


Je suis né en Allemagne, dans le Land de Bavière, à Munich. J'ai passé mes premières années là-bas. Je n'étais qu'un enfant mais je me souviens encore du jardin et de notre maison. Ces années là je les garde au fond de mon cœur : à cette époque, nous étions encore une vraie famille. Mon père était un homme apprécié et respecté. Il était cultivé et plutôt brillant. Il était ambitieux aussi. Il avait des rêves plein la tête. Il avait rencontré ma mère lors d'un concert de musique classique : elle était violoniste et de nature plutôt explosive. Toujours à fleur de peau elle était une véritable artiste : elle touchait les gens au plus profond et son caractère affirmé faisait qu'on la remarquait toujours. Tout le monde disait qu'ils formaient un magnifique couple. Ils s'aimaient de passion et ils s'intéressaient aux mêmes choses : ils visitaient des musées, allaient au cinéma, sortaient le soir et, souvent, ils refaisaient le monde.

Si nous étions heureux à Munich nous déménagions bientôt à Berlin. Je crois que ce fut la première fois que je voyais ma mère avec un sourire un peu triste. Elle partait parce que la carrière de mon père en avait besoin. Ses amis, son orchestre et sa famille étaient là, à Munich. Pourtant elle accepta de s'en aller. Digne, elle s'efforça de cacher à mon père sa tristesse. J'étais encore jeune, je n'avais que quatre ans et je ne pouvais rien faire, je n'avais pas conscience de tout. Nous vécurent donc à Berlin quelques années. Mon père rentrait toujours plus tard à la maison alors que ma mère donnait des cours au conservatoire. Durant ces années là ils tentèrent d'avoir un autre enfant mais sans succès. Ma mère se renfermait peu à peu sur elle et je ne le savais pas, c'était le début d'une longue dépression pour elle. Quand j'eu six ans, la carrière de mon père décolla enfin. Il avait conquis son entourage et ma mère n'y était pas pour rien. Ils avaient multiplié les dîners et les galas, les apparitions semi-publiques. Ils connaissaient désormais le tout Berlin et mon père, devenu Ambassadeur, reçu sa première affectation. Nous nous envolâmes cette même année pour Moscou.

Si j'appris rapidement le russe, mon jeune âge me le permettant, j'apprenais aussi un nouveau peuple. Je crois que de toute ma vie, je n'ai jamais rencontré des gens aussi courageux. Ils savent bien qu'ils n'ont pas les vies les plus douces ni les plus belles pourtant, ils s'accrochent bec et ongles à leur pays. J'aime cette façon qu'ils ont de parler de leur très sainte Russie. Il faudrait les voir quand, le soir, ils évoquent le passé ! Ils sont si fiers d'appartenir à ce peuple. J'aime cet éclat farouche qui danse dans leurs yeux et leurs voix qui, émues, grondent du fond de leurs gorges serrées. C'est un peuple courageux et travailleur qui se relève toujours, malgré les épreuves et la douleur.

Ma mère avait voulu me déscolariser au cours des premières années, convaincue que je ne réussirai à suivre les cours qui étaient dispensés en russe la plupart du temps. Mon père avait refusé : le mieux pour moi était d'apprendre la langue et ce, rapidement. Nous passâmes quatre années à Moscou. Si je ne me souviens pas de tout, le simple fait de regarder les photos de l'album familial m'emplit de joie. J'ai adoré vivre là-bas et me confronter à la rigueur des hivers, à la chaleur des étés et à ces nuits magnifiques.

Mais s'il est une seule certitude pour un ambassadeur, c'est qu'il ne restera jamais longtemps au même endroit. L'année de mes dix ans nous déménageâmes pour Varsovie, en Pologne. C'était une autre langue mais entre l'allemand et le russe, je parvenais à me débrouiller. Bien sûr, j'appris quelques mots mais l'intégration fut plus simple. Je garde de beaux souvenirs de Varsovie. Je m'étais fait de bons amis et nous passions nos après-midis sur de vieux vélos, à vadrouiller comme des rois en leur ville. Bien sûr, nos mères n'étaient jamais loin mais montés sur nos étranges véhicules, nous gouttions aux premières impressions de liberté. La campagne n'était pas loin et chez le grand-père d'un ami, je commençais à monter à cheval. Le vieil homme n'était pas très riche et plutôt que d'acheter un tracteur à coups de dizaines de milliers d'euros, il avait opté pour un cheval. Il n'était plus tout jeune et son corps était marqué par l'effort mais il avait tout gardé de son calme et de sa douceur. Au début, nous nous contentions de le caresser furtivement, en passant. Mais plus les mois passaient et plus je m'arrêtais devant sa pâture. J'étais intrigué par ce cheval. Je l'admirais des loyaux services qu'il fournissait à Piotr, le grand-père de mon ami, mais je ne comprenais pas pourquoi il ne se rebellait pas. Ce n'était pas une vie que de tirer chaque jour ou presque une si lourde carriole ! Ce fut sur son dos que je montais pour la première fois en selle.

En 98, toute l'Europe se mit à trembler du conflit kosovar. Je me souviens bien que l'Ambassade s'était agitée et que mon père avait presque disparu. Il ne rentrait plus qu'une fois ou deux par semaine. Il essayait de donner le change mais ma mère et moi nous rendions bien compte que quelque chose n'allait pas. Il partit en 1999 alors que la fin du conflit se profilait. Ma mère avait refusé de le suivre et elle lui avait interdit de me prendre. La guerre, disait-elle, n'était pas faite pour un enfant. Cette année là, alors que j'avais onze ans, elle sombra. Je sais aujourd'hui que nous l'avions perdue depuis bien plus longtemps : en quittant Munich, nous lui avions brisé les ailes. Elle n'avait fait qu'aller de plus en plus mal, devenant presque folle. Mon père nous avait à peine quittés que les docteurs et autres professeurs diagnostiquèrent à ma mère une tumeur cérébrale. Cette saloperie était foudroyante et peu à peu, elle dévorait tout. Elle lui prenait ses souvenirs et elle la transforma en ombre. Ma mère n'était comme plus là. Au début, sa jeunesse lui permettait de donner le change et de se battre. Mon père n'était pas rentré et nous menâmes ce combat seuls, sans lui. Ma mère était une artiste et peu à peu, elle devenait folle, sombrant dans une détresse sans nom. Le jour où elle n'arriva plus à jouer de son violon, je compris que nous venions de perdre la bataille. Elle ne savait sa maladie que depuis deux ans mais elle mourut en 2001.

Nous étions arrivés à Varsovie au cours de l'été 98, tous les trois. En 99, nous n'étions plus que deux, ma mère et moi. En 2001, c'est seul que je l'enterrais, mon père ne pouvant se déplacer.

Je n'avais que quatorze ans et je ne pouvais pas vivre seul. Je déposais donc mes valises à Pristina cette même année pour rejoindre mon père et je découvrais les ruines d'un champ de bataille. Le cœur même de la capitale portait encore les stigmates de la guerre alors que des immeubles étaient par terre et que les enfants erraient seuls dans les rues. Mon père nous avait laissés depuis presque quatre ans et je le détestais de nous avoir abandonnés, d'avoir laissé ma mère mourir. Je le considérais en effet comme son assassin : c'était lui qui l'avait arrachée de Munich et qui lui avait imposé cette vie. Nous n'avions, depuis notre départ de Munich, jamais eu de vraie maison. Toujours entre deux capitales nous savions qu'à chaque fois, il nous faudrait déménager. Ma mère avait renoncé à ses projets et peu à peu, elle s'était coupée du monde, se noyant dans une tristesse sans nom. Je détestais mon père et tout ce qu'il représentait. Cette année là marqua le début d'une nouvelle vie pour moi ou plutôt, le début d'une longue descente en enfer.

Les soldats de l'OTAN sillonnaient encore la ville et fils d'ambassadeur, j'avais accès aux zones sûres qui étaient gardées. Je me liais d'amitié avec des Américains. L'un d'eux avait vingt-trois ans, neuf ans de plus que moi. Il m'apprit la mécanique. Ils roulaient dans des jeeps ou des hummers et à cause de la poussière, les machines fatiguaient vite. Il me montra comment prendre soin des moteurs, comment les régler et les remonter. Je découvrais la vie de ces hommes, les soirs de beuveries et de combats. Ils organisaient des matches dans des souterrains. J'assistais à ces batailles : j'entendais les coups, je voyais le sang et le visage difforme de tous ces êtres humains qui hurlaient pour encourager leur champion, une liasse de billets dans une main et une bière dans l'autre. En journée j'allais en cours. Nous n'étions pas beaucoup et nous ne sortions pas de l'enceinte de l'établissement. Nous étions confinés. Nos professeurs nous répétaient qu'ils voulaient faire de nous l'élite, comme nos parents. Les enfants des généraux étaient fiers, ils érigeaient leurs pères en héros. Moi je ne disais rien. Je suivais rapidement mais je travaillais et j'avais de bonnes notes. Quand je n'étais pas avec Sam, le SEAL, je traînais dans les rues de Pristina. Je fis rapidement l'acquisition d'une vieille moto que je retapais. En 2004, alors que j'avais seize ans, mon père me renvoya à Berlin. Il disait que je devais réussir mes études, que l'on ne plaisantait pas avec le BAC ou, dans mon cas, l'Abitur.

Il revint avec moi. Il avait plus de temps mais je n'avais rien en commun avec cet homme que je ne connaissais finalement pas. Je m'éloignais toujours plus de lui et il se découvrait impuissant à me retenir. En plus de mes études et des motos que je retapais, je m'étais mis sérieusement au sport. J'avais de bons résultats et je gagnais rapidement en muscles. Je m'entraînais le soir dans des salles clandestines : j'avais compris que les combats ramenaient facilement de l'argent. En quittant Pristina j'avais pensé perdre Sam. La vie en décida autrement puisque l'été de mes dix-sept ans, je le rencontrais par hasard dans les rues berlinoises. Il avait été affecté en Allemagne et il avait décidé de visiter la capitale pendant ses courtes vacances. J'étais heureux de le retrouver et je parvenais à le convaincre de m'amener avec lui dans des salles souterraines, le soir. Je commençais les combats. Au début, j'affrontais des adversaires débutants, comme moi. J'étais de taille moyenne et plus vif que la plupart des grands gaillards que l'on me présentait. Je parvenais à prendre l'avantage tactique et si je ne me faisais pas coincer, je parvenais plutôt facilement à gagner. L'argent coulait à flots ces soirs là. Je changeais rapidement de catégorie. C'est là que les premiers bleus apparurent. D'abord sur le corps puis sur les bras, les jambes et enfin, sur le visage. Plusieurs fois je rentrais avec un œil au beurre noir. Quand mon père le découvrit, il devint comme fou. Il n'avait jamais été là pour moi et pour la première fois, je trouvais le courage de tout lui dire. Je lui avouais qu'il me dégoûtait et que je le détestais, que c'était de sa faute si maman était morte et qu'il n'était pas mon père, qu'il avait perdu ce droit quand il m'avait laissé enterrer ma mère seul.

De cette soirée puis de cette nuit là, je m'en souviendrai toujours. Je n'avais jamais vu mon père pleurer ni même faillir : il avait toujours été juste mais dur. Il était passé de cet homme apprécié et respecté à ce ténor que tout le monde admirait au moins autant qu'il redoutait. Il était devenu une référence dans son milieu et la famille très secrète de la diplomatie n'avait d'yeux que pour lui. Pourtant, quand je terminais de lui hurler toutes ces vérités qui avaient grandi en moi ces dernières années, je découvrais un homme livide et abattu. Il s'était laissé tomber dans le canapé du salon et le silence usant de notre immense hôtel particulier avait comme ployé son corps. Il avait ensuite posé ses yeux clairs mais rougis par les larmes sur moi. Il n'avait pas parlé tout de suite. J'avais eu l'impression de ne plus pouvoir respirer et j'hésitais entre m'enfuir ou l'enfoncer encore. 'Konrad, mon fils ... Je suis désolé.' Je m'étais mis à rire jaune. "Comme ça nous sommes deux." 'Tu ne sais pas tout ... quand nous étions à Varsovie, tu étais trop jeune pour t'en rendre compte mais ... sache seulement que j'aimais ta mère plus que tout. Mais regarde toi : tu as ses yeux, la couleur de ses cheveux, son caractère flamboyant. Si j'étais rentré et que je t'avais vu, je ne l'aurai pas supporté. Tu me fais trop penser à elle, fils.' Ses paroles m'assommèrent. Les jambes coupées je ne pouvais que m'asseoir à mon tour. Ce n'était pas une excuse pour laisser un enfant de treize ans enterrer seul sa mère ! D'un autre côté, cela expliquait son attitude distante. J'étais intrigué et nous continuâmes de parler toute la nuit et pour la première fois, mon père me considéra comme son fils et me traita comme tel. Il me parla de mon enfance, de sa rencontre avec ma mère. Il m'expliqua son travail et ce qu'il avait vu en arrivant au Kosovo. Il me parla de la solitude que lui imposait son poste et des réalités trop brutales qui avaient effrayé ma mère. 'Elle était une artiste, une des plus sensible mais brillante qu'il m'ait été donné de rencontrer, tu sais. Elle était trop fragile pour entendre ce que j'avais à lui dire mais je ne pouvais pas rentrer chez nous et faire comme si tout allait bien. C'était trop dur à porter ou du moins, trop dur à cacher. Toi, tu étais trop jeune pour entendre tout ça. Je n'avais pas d'autre alternative : je ne pouvais plus rentrer et jouer la comédie. Je devais faire un choix : vous donner le change le soir ou servir ma Nation. J'ai choisi et je ne regrette rien. Si je devais le refaire ... je le referai. Sans hésiter.' Ses mots me glacèrent le sang. Pourtant, je n'éprouvais pas de colère. Seulement de l'admiration pour cet homme qui avait tout sacrifié au nom de son pays. Nos relations commencèrent à s'apaiser.

Je travaillais comme jamais et je décrochais mon diplôme avec la plus haute mention. Sam était parti et j'avais mis les combats entre parenthèses. Toute mon enfance mes parents m'avaient nourri de culture et d'auteurs, de compositeurs, de peintres ou de scientifiques. Pour faire plaisir à mon père et comme j'en avais les capacités, je me lançais dans des études de droit. Plus j'avançais dans les années et plus j'aimais ces schémas logiques, presque mathématiques. J'écumais les plus prestigieuses facultés : je passais par les Etats-Unis puis par la Russie et je revenais en Allemagne. Une fois mon master deux en poche je passais le barreau. J'étais désormais avocat. Maître Burgfeuer. Cela faisait si sérieux !

Nous étions en 2010, j'avais 23 ans et je vivais depuis deux ans avec la femme la plus charmante que j'avais connue. Elle s'appelait Aude et elle était française. Nous nous étions rencontrés à Paris, trois ans plus tôt. J'étais tout de suite tombé amoureux de son charme, de son grand sourire, de ses yeux rieurs. Elle était belle et elle respirait la joie de vivre. J'avais dû la convaincre de me rejoindre à Berlin et nous nous étions installés ensemble. Elle aimait la musique, la danse et les expositions mais surtout, elle aimait ce qu'elle faisait. Elle passait ses journées dans mes chemises, en boxer, à peindre dans notre cuisine. Elle avait un don ou une sensibilité singulière. J'étais fou d'elle comme de ses toiles. L'année de mes 23 ans, fraîchement diplômé, je me faisais courtiser par de grands cabinets. J'avais envie de rester à Berlin, de rester dans notre petit appartement confortable. Je travaillais comme un dingue et nous passions moins de temps ensemble. Je n'appris qu'un an plus tard qu'elle s'était passionnée pour les chevaux. De nouveau ma route croisait la leur et je me remis à monter. Je prenais goût à ces étranges bêtes qui vibraient, elles aussi, de singularités. J'apprenais à les travailler et j'aimais les voir se plier pour toujours mieux travailler. Aude voulait déménager. Elle avait envie d'une plus grande maison, d'un jardin ou même d'un pré. Elle voulait vivre à la campagne, à la montagne ou à la plage mais elle ne voulait plus de la ville. Pourtant, ces artères, ces métros noirs de monde, ces rues bruyantes au possible tout ça, pour moi, était comme de la drogue. Je ne pouvais pas vivre sans toute cette agitation. Notre couple se mit alors à battre de l'aile. C'était comme si notre relation s'était mise à tourner en un amour-haine violent. Nous passions nos journées à nous hurler dessus mais nos nuits d'amour étaient intenses, presque violentes elles aussi.

En 2012, plusieurs hommes de haut rang durent rendre des comptes à l'Humanité. Comme pour chaque guerre, la CPI se mit en tête de traquer ceux et celles qui avaient profité de la situation pour gagner de l'argent ou commettre des crimes. Mon père avait vécu cinq ans à Pristina et il avait côtoyé les chefs de guerre. Son nom fut donc cité et il avait besoin de la meilleure des défenses. Si je ne pouvais l'assurer moi-même je connaissais le gratin de ce que l'on faisait en matière pénale. Il avait été affecté au Brésil : c'était une manière confortable de le remercier pour toutes ses années de service. C'était aussi un moyen de lui laisser plus de temps pour qu'il s'arme mieux. Il était un élément moteur de la diplomatie allemande et le perdre revenait à sacrifier plusieurs dizaines d'années de travail et de relation internationale. L'Allemagne n'en avait pas les moyens ni même l'envie.

Je rencontrais cette année là Anastasia, une jolie Serbe qui travaillait pour la CPI. Elle était brillante et ambitieuse et elle ne s'en cachait pas. Je l'avais prise en grippe : elle s'acharnait contre mon père qui n'avait pourtant rien à se reprocher. Nos affrontements étaient d'une violence verbale rare mais comme ils se multipliaient, ils devinrent comme un jeu. Nous savions l'un comme l'autre que nous étions intelligents et que finalement, nous nous accrochions à un même idéal de justice. Nous nous vîmes davantage et nous apprîmes à nous connaître. Je découvrais une femme fragile et forte à la fois. J'apprenais ses plaies et ses cicatrices et en moi, l'envie de panser son corps et son âme grandissait. Je rentrais de plus en plus tard à la maison et je l'emmenais dîner. Je lui montrais les endroits que j'aimais et je lui parlais de mes voyages, quand j'étais encore petit garçon. Je n'avais pas pensé que cela serait possible et quand j'y pense aujourd'hui, j'en souris mais à l'époque, lui parler de Pristina nous rapprocha.

L'année suivante elle dû se rendre à Rio pour interroger mon père et mettre un point final à la citation de son nom dans le dossier : elle savait comme moi qu'il n'avait rien fait. J'expliquais donc à Aude que je devais rejoindre mon père et le soir même nous nous envolions, Anastasia et moi, pour Rio. Nous passâmes trois longs mois là-bas. Retrouver mon père me fit le plus grand bien. Il connaissait Aude et il l'appréciait mais il me fit comprendre qu'il avait toujours pensé qu'elle n'était pas pour moi. Elle rêvait de justice et de tranquillité, d'un monde dans lequel tous s'aimeraient. Elle était rêveuse et pacifiste. Moi, je travaillais pour des multinationales qui licenciaient à tour de bras pour délocaliser et gagner de plus importantes marges. Je défendais des gens peu recommandables mais qui me tiraient vers le haut, j'accrochais de gros poissons à mon tableau de chasse et je tissais un réseau de relations. Mes clubs étaient secrets et nous évitions de nous croiser en public. Nous étions l'ombre du monde, ceux qui en tiraient les ficelles. Je n'étais pas rêveur : je vivais dans la réalité, j'en avais compris les règles et je tentais d'en tirer profits.

Nous avions loué une petite maison au bord de la plage avec Anastasia et inévitablement, nous cédâmes à la tentation. Elle et moi avions le même âge et nous éprouvions le même désir : celui de croquer le monde, de le conquérir. Elle était fière et indépendante, elle s'embrasait parfois d'un rien. Aude était plus posée et notre passion s'était éteinte. J'avais 25 ans et je ne voulais pas renoncer à ces désirs atroces qui me vrillaient l'âme. Je ne voulais pas me marier et avoir trois enfants, vivre à la campagne et leur acheter un poney. Je voulais aimer une muse qui me donnerait la force de me battre. Une femme farouche qui me ferait me sentir fort et qui me pousserait au combat. Cette femme, je l'avais trouvée. Elle avait de grands yeux bleus et des cheveux plus noirs que de l'encre. Cette femme, c'était Anastasia.

Ces trois mois loin de tout furent merveilleux. Nous restions au lit quand le jour se levait alors que les rideaux volaient à cause du vent. Je caressais sa peau nue et je l'écoutais me raconter sa vie. Elle m'expliquait comment elle avait toujours su ce qui était bon pour elle et dans quelle mesure j'entrais dans ce cas. La vie n'avait alors rien de grave ni de sérieux et j'étais simplement bien. Vint alors le jour du retour. Dans l'aéroport de Berlin, elle déposa un baiser sur mes lèvres en me disant au revoir. Je prenais ensuite un taxi qui me déposait en bas de chez moi. J'hésitais à sortir et je me perdais dans mes pensées. 'Monsieur, vous allez bien ?' C'était le chauffeur. Je lui laissais dix euros de plus pour le remercier de son attitude et j'entrais dans l'immeuble. Je pris les escaliers pour arriver moins vite en haut. Sur notre palier, j'hésitais à entrer. J'avais peur de ce que j'allais découvrir. Je me décidais finalement. Aude me sauta au cou en se serrant contre moi. J'étais étonné d'une telle réaction. Elle avait préparé un merveilleux dîner. A peine commencions-nous à manger qu'elle prit la parole. Elle m'expliquait à quel point cela lui avait fait du bien de pouvoir réfléchir seule. Elle avait compris que ma vie était ici et que finalement, elle était heureuse d'être là. Elle voulait que l'on achète un appartement plus grand et que l'on se marie, 'peut-être'. Je ne répondais pas, je ne disais rien.

Nous étions passés dans la chambre et elle continuait de parler alors que nous étions sur le lit, côte à côte. J'attrapais le verre de rouge qui était sur ma table de chevet et j'en prenais une gorgée. "Aude, écoute-moi maintenant. Je t'ai trompée. J'ai rencontré quelqu'un l'année dernière et au début, ce n'était pas grave, ce n'était qu'un jeu. Mais le jeu a évolué et ..." 'Non ... NON !! Comment as-tu pu nous faire ça ?!' Elle était partie dans une colère noire. Pendant plus de dix minutes elle m'insulta et me hurla dessus. Elle me regarda ensuite, retrouvant ses moyens. Elle se lova contre moi et en pleurant, elle m'assura que tout irait bien, que j'avais seulement fait une erreur, que ça ne recommencerait pas et que, comme nous étions beaux et forts, jeunes et plein d'avenir, nous arriverions à nous en remettre. Je m'écartais d'elle. "Tu ne comprends pas, Aude. Depuis deux ans maintenant nous ne nous aimons plus. Nous faisons semblant, nous essayons de nous rassurer ... je ne peux plus jouer la comédie. Regarde-toi Aude, regarde-toi ! Nous nous sommes trompés ... tu n'es pas ambitieuse, tu te contentes de ce que tu as et tu rêves de ce que tu pourrais faire. Anastasia, elle ..." 'Tais-toi ! Je t'interdis de parler d'elle et de mentionner son nom chez moi ! Nous sommes ensemble depuis cinq ans Konrad, cinq ans ! Ce n'est pas cette salope qui va ...' "Arrête Aude, arrête ! Ce n'est pas elle, elle ne savait pas que je vivais avec quelqu'un. Tu ne vois pas que ça ne sert à rien ? Je ne sais pas si je l'aime elle ou si j'aime simplement ce qu'elle me donne l'impression d'être mais ... tu mérites tellement mieux qu'un homme comme moi." 'Mais c'est toi que je veux Konrad !' "Non Aude, tu as juste peur de ne plus savoir comment faire. Mais tu es magnifique et douce et sensible ... je sais que tu trouveras quelqu'un de bien qui saura t'aimer mieux que je ne pourrai jamais le faire. Nous aurions dû rester amis." Je me levais et l'embrassais. Elle ne se débattit pas et m'embrassa aussi. Ce fut notre dernier baiser et le soir même, je quittais l'appartement en prenant mes affaires.

Anastasia était retournée aux Pays-Bas où elle siégeait à la CPI. Je pris donc la route du cabinet et je dormais cette nuit là dans mon bureau. Les mois qui suivirent furent marqués par la débauche. Je sortais la nuit, je rencontrais des femmes dans les bars et parfois, je passais la nuit avec elle. Je ne tombais pas amoureux : je surfais simplement sur ma réputation et je goûtais à tout ces fruits défendus. J'eu rapidement 26 ans et je décidais que c'était assez. J'avais acheté une vieille Porsche 912 en bien mauvais état. Je la retapais dans un garage que j'avais loué et comme je l'avais terminée, je posais ma démission. Ni mon patron ni mes collègues n'en revinrent mais je ne leur laissais pas le choix. Je partais sur les routes avec trois fois rien. Les grands espaces me manquaient et je décidais de retourner en Russie. J'arrivais en hiver dans cette ville qui devenait, quand la nuit tombait et que les températures chutaient, la mère de monstres. J'avais continué de m'entraîner toutes ces années et naturellement, je repris les combats. Je rentrais à l'aube dans une piaule minuscule, le visage en sang. Je trempais dans diverses affaires et de nouveau, je m'intégrais à un réseau. Pourtant, l'or avait disparu : ne restait que la crasse universelle, celle que tout le monde balayait de devant sa porte. Je m'amourachais parfois d'une fille mais ça ne durait jamais plus de deux mois. L'année fila à vitesse grand V et je finissais propriétaire d'un garage d'allemandes. Mon affaire marchait plutôt bien mais tous les propriétaires de belles automobiles n'étaient pas que des bonnes fréquentations et j'en faisais les frais.

Après avoir longtemps soufflé au Brésil, mon père fut muté. Il revint à Moscou en 2014. Je l'appris parce qu'un soir, un chauffeur de l'ambassade me reconnut alors que je rentrais en rasant les murs, deux côtes cassées et la bouche en sang. Il me fit monter dans la voiture et alors que je pensais qu'il m'amenait à l'hôpital, il me présenta à mon père. En me voyant dans cet état il secoua doucement la tête de gauche à droite, ultime désapprobation de la part de cet homme qui n'avait d'égal que le respect mêlé de crainte qu'il inspirait. Je pensais qu'il allait me servir un long discours et me demander pourquoi je gâchais ainsi ma vie. 'Il est des choses que l'homme doit apprendre seul. La vie en fait partie. Je sais que tu es fort, mon fils. Je sais aussi que te raisonner ne servirait à rien. Essaye seulement de ne plus te battre et de ne plus sortir avec toutes ces filles ... Tu mérites tellement mieux. Profite plutôt de ce que ta mère et moi t'avons laissé : voyage, découvre de nouveaux pays. Si tu veux souffler fais-le, mais avec intelligence. Ce sera toujours mieux de leur dire que tu as voulu apprendre les grands vins français plutôt que de leur avouer que tu as passé un an dans les sous-sols infestés de rats de Moscou pour te battre avec des ivrognes.' "Papa ... tu as eu quelqu'un d'autre, pendant toutes ces années ? Je veux dire ... est-ce que tu trompais maman?" 'Je n'ai jamais aimé que ta mère Konrad. Est-ce tromper si l'on ne tombe pas amoureux de l'autre personne ?' "Ce n'est peut-être que trahir." 'Tu dois encore apprendre bien des choses mais je sais que tu t'en sortiras, quoi que tu fasses. La vie n'est jamais simple pourtant, tu as de quoi l'affronter. N'oublie jamais une chose, Konrad Gedeon Burgfeuer ... tu es mon fils et je t'aime.'


Le soir même je quittais Moscou à bord de ma vieille Porsche et je prenais la direction de la France. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre mais, de toute façon, j'en étais à un point de ma vie ou n'importe quelle alternative aurait pu sembler réjouissante par rapport à tous ces combats qui me détruisaient peu à peu. Je mis quelques mois à me sevrer de l'alcool que j'avais bu comme du sirop et à me remettre de mes côtes. Je tentais aussi de reprendre des activités plus saines. Je m'étais mis à courir et j'avais évité soigneusement les grandes villes. Mon cabinet berlinois m'avait recontacté plusieurs fois. Anastasia aussi. Je n'avais pas eu le cœur de lui répondre. Qu'aurai-je pu lui dire ? Je n'étais pas devenu l'homme qu'elle avait cru voir en moi.

Ah, j'oubliais ... la plupart de mes proches amis m'appellent KGB. Je ne pense pas que mes parents l'aient fait exprès mais mes initiales forment cet acronyme. C'est un usage bien américain que de noter la première lettre de son second prénom ... Mes amis m'ont simplement dit que ça m'allait bien : ils me considèrent encore comme un type parfois distant et réservé, toujours mystérieux et sur le fil du rasoir. Je me suis habitué à ce surnom et parfois, je me demande si mon père y pense.

Et ça me fait sourire.


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Voilà qui je suis ♪ : Hey ! :3 Je m'appelle Chloé, j'ai 18 balais et je suis étudiante en physique chimie ! Je pratique l'équitation depuis... heu depuis 8 ans déjà ! (je me sens vieille xD) J'ai juste mon galop 4, mon objectif n'étant pas spécialement de les passer. L'équitation est avant tout un loisir pour moi et surtout une vraie passion. Je n'ai pas de cheval à moi, cela demande pas mal d'argent et de responsabilités mais peut-être que plus tard j'en aurai un ! En tout cas c'est mon objectif ! ^^


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MessageSujet: Re: Konrad G. Burgfeuer Lun 15 Juin - 10:51

Bienvenue ! Ouah mais quel personnage avec une histoire trop trop top ! ** Je crois que tu as battu le record de l'histoire la plus- longue d'EA :p

Le code est bon et je te valide ! Very Happy Si tu as des questions n'hésite pas ^^

Au passage, les inscriptions pour le concours inter-ev sont toujours ouvertes ainsi que pour l'événement ^^ Donc si ça t'intéresse ^^
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KGBBébé Poulpe
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MessageSujet: Re: Konrad G. Burgfeuer Lun 15 Juin - 12:41

J'étais assez inspirée, en effet ! Je ne voulais pas m'inscrire avant mes concours et du coup, j'ai eu le temps de peaufiner mon histoire Wink

Merci, merci What a Face

Pour tout te dire, je viens des EDH ! C'est moi l'tigron mdr D'ailleurs, tu peux d'ors et déjà t'inscrire chez nous : nous avons créé la section spéciale et nous avons un parcours à te proposer Smile
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Josh"Légende Vivante
Féminin Verseau Messages : 2363
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Date d'inscription : 02/08/2013

Voilà qui je suis ♪ : Hey ! :3 Je m'appelle Chloé, j'ai 18 balais et je suis étudiante en physique chimie ! Je pratique l'équitation depuis... heu depuis 8 ans déjà ! (je me sens vieille xD) J'ai juste mon galop 4, mon objectif n'étant pas spécialement de les passer. L'équitation est avant tout un loisir pour moi et surtout une vraie passion. Je n'ai pas de cheval à moi, cela demande pas mal d'argent et de responsabilités mais peut-être que plus tard j'en aurai un ! En tout cas c'est mon objectif ! ^^


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Chevaux possédés: Las Vegas d'Antan (DP avec Lys)
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MessageSujet: Re: Konrad G. Burgfeuer Lun 15 Juin - 12:58

Ah oui c'est sûr que t'as eu le temps d'y réfléchir xD Et puis avec les images des chapitres et tout ça, t'as fait fort x)

Okay, je vais vous rendre visite ! :p

Je me disais aussi la police que tu as utilisée pour ta signature me faisait penser aux EDH x)
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LysLégende Vivante
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Date de naissance : 07/04/1997
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Voilà qui je suis ♪ : Mon petit nom, c'est Salomé j'ai 18ans et je prépare le concours de médecine o/ j'aime le ski, lire et geeker sur lol pour les connaisseurs :p. Et je suis une fan inconditionnelle d'Orlando Bloom et du Seigneur des Anneaux :3

Localisation : Lyon/Grenoble

Fiche de cavalier
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Points cavaliers:
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Galop:
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MessageSujet: Re: Konrad G. Burgfeuer Lun 15 Juin - 13:37

Oh Coo quelqu'un ! L'histoire est longue longue longue dis donc ! Avec des chapitre même x)
J'ai hâte de te voir résumer ça promet d'être épique ! Wink





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VivaraiseLégende Vivante
Féminin Balance Messages : 2159
Date de naissance : 02/10/1997
Date d'inscription : 27/08/2013

Voilà qui je suis ♪ : Hey!
Moi c'est Anne. Perso comme derrière mon écran. Mais par ici on a tendance à m'appeler Viva'. Je suis une personne assez sociable mais assez réservée à la fois (oui oui je suis compliqué et je l'assume XD). J'adore l'équitation et tout ce qui va avec, faire les boxs ou les cuirs ne me gênent pas tant qu'il y a des chevaux à regarder dans les parages. Je monte depuis une dizaine d'années bien que je ne sois titulaire que du galop 4 (enfin j’espère bientôt le 5).
Je suis sur EA depuis un petit bout de temps maintenant et Admin depuis environ 1 an et c'est avec plaisir que je répondrai à toutes vos questions ou, si vous avez des problèmes, ma boite de réception vous est ouverte! N'hésitez pas!
A bientôt!

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Galop:
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MessageSujet: Re: Konrad G. Burgfeuer Lun 15 Juin - 13:38

J'adore tout simplement cette histoire Oooh !

Bienvenue par ici^^ en tout cas!
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KGBBébé Poulpe
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MessageSujet: Re: Konrad G. Burgfeuer Lun 15 Juin - 13:51

Merci (:
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MessageSujet: Re: Konrad G. Burgfeuer

Konrad G. Burgfeuer

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